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On a rencontré Victor Bert, le jeune peintre en lettres, graveur et calligraphe parisien que tout le monde s’arrache

On a rencontré Victor Bert, le jeune peintre en lettres, graveur et calligraphe parisien que tout le monde s’arrache

Victor Bert s’est fait un nom dans la capitale en redonnant vie à un éventail de professions artisanales dont on ignorait qu’elles existaient encore. Rendez-vous est pris mi-janvier dans son atelier de la rue Saint-Nicolas, dans le 12ᵉ arrondissement à Paris, juste en face de la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France. Sur la vitrine est inscrit son nom en blanc, avec des contours dorés. Pas de sonnette, on frappe à la vitre. C’est sa collaboratrice qui nous ouvre avec un grand sourire, précédée de Victor, 32 ans, sosie du créateur de mode Simon Porte Jacquemus. On se retient de faire la comparaison lors de nos présentations. Qu’importe ce détail, on est déjà entraîné dans un tour du propriétaire : à notre droite, une machine de finition de gravure digne d’une invention du Doc dans Retour vers le futur. À notre gauche, un établi pour tailler et graver la pierre, où gisent des gravelets et une massette. Tout droit, la kitchenette en bois, murs et sol blancs – un minimalisme que ne renierait pas son doppelgänger du monde de la mode, soit dit en passant. © Lucas Frank Notre regard est attiré par une affiche encadrée au mur, sur laquelle est dessiné un bus rouge londonien et où l’on peut lire Letterheads 2018. Sourcil levé, interrogateur – mais qu’est-ce donc ? L’intéressé réagit aussitôt : « Ce sont des rendez-vous initiés en 1975 aux États-Unis par des peintres en lettres. D’abord confidentiels, ils regroupent aujourd’hui plus d’une centaine de passionnés qui se r
Comment la détox digitale fait son chemin dans les cafés parisiens ?

Comment la détox digitale fait son chemin dans les cafés parisiens ?

Le pictogramme affichant un ordinateur barré d’un trait gras est plutôt petit sur la vitre de l’entrée du coffee shop Candle Kids, rue des Couronnes, dans le 20e. Mais il y a un rappel sur la pancarte plantée à la caisse. Pourtant, « on a toujours des irréductibles qui essayent de s’imposer », déplore Ernest Laurens, le cofondateur du lieu ouvert depuis août 2023 dans le quartier Jourdain. « C’est un challenge permanent de faire comprendre notre volonté. » Cette volonté, c’est de revenir aux fondamentaux du café, à savoir un « tiers-lieu » (« third place ») comme le théorisait en 1989 le sociologue américain Ray Oldenburg dans son ouvrage The Great Good Place, soit un lieu de sociabilité en dehors du foyer (« first place ») et du travail (« second place »). Dans le coin, sur la ligne entre la rue de la Villette et Gambetta, ils sont déjà trois coffee shops à restreindre, voire interdire, l’accès au wi-fi à leur clientèle. Le changement est flagrant à The Dancing Goat (TDG), ouvert en juin 2021, et rapidement devenu impénétrable. Depuis l’extérieur, on ne voyait plus que la buée causée par la chaleur des tous les ordinateurs sur les grandes baies vitrées…  Alors, depuis septembre 2023, TDG est devenu un café « no laptop », attirant, au passage, de nouveaux habitués : adieu digital nomades, télétravailleurs et autres free-lanceurs qui se battaient pour une meilleure proximité avec les prises électriques, bienvenue aux familles à poussette YOYO®, aux couples accompagnés de leur